Les dépendances affectives

Les dépendances affectives

 

Vers une liberté vraie…

 

Véronique Berger

 

Préface

 

Les livres de « psychologie », ou de psychanalyse, à destination du grand public, sont maintenant légion… Comment choisir un ouvrage qui puisse offrir la possibilité d’une compréhension en profondeur, donc d’une conscience plus claire et plus large, voire d’une transformation de son existence ?

 

Bien sûr, rien ne remplace l’expérience durable, exigeante et régulière d’une psychanalyse. Pour autant, voici quels pourraient être les critères d’un livre de développement humain qui ne serait ni racoleur, ni séducteur, ni trompeur :

-         le choix d’éviter l’idéalisation : l’existence demande à être présentée dans l’ensemble de sa complexité, à la fois au travers de ces aspects favorables et défavorables, en ayant le courage d’exprimer les limitations irréductibles qui caractérisent la vie ;

-         le maintien de l’exigence éthique, du début à la fin de l’ouvrage, au travers des éclairages conceptuels autant que des illustrations : il est si facile de s’accommoder de tel ou tel consensus, de s’arranger avec la réalité, de justifier ses propres égarements – même les auteurs faisant « autorité », pour les médias, sombrent fréquemment dans la complaisance ;

-         la  rigueur du vocabulaire et de l’exposé : le respect du lecteur passe d’abord par la précision des termes utilisés, pour partager l’expérience au plus fin et au plus juste de ce qu’elle cherche à signifier humainement.

 

De là, tout livre qui proposerait une lecture a priori des comportements ou des événements, ou qui fournirait des méthodes voire des recettes serait forfaiture. En outre, aucun système idéologique ne saurait témoigner de la globalité et de la subtilité de la personne humaine. L’auteur, quel qu’il soit, ne peut que proposer le cheminement de ses méditations et de sa pensée, à partir de son expérience, et seulement à partir d’elle, pour apporter une coopération honnête et sincère à l’effort humain de compréhension et de création de la vie.

 

Telle est notre responsabilité infinie, car sans cesse à soutenir :

-         faire reculer la bestialité et les désespérances qui succèdent aux moments où elle est à l’œuvre ;

-          lutter contre toute forme de barbarie (même habilement masquée et parée d’atours séducteurs) ;

-          transformer l’animalité instinctive en énergie créative et en relation authentique ;

-         valoriser dès le berceau les originalités dérangeantes, mais libératrices, de l’intuition et l’inventivité, etc.

En quelques mots, humaniser l’être au jour le jour, jour après jour, du premier cri au dernier soupir…

 

Voilà ce que serait un livre fiable, nécessaire et utile. De ce livre nous aurions grandement besoin, pour faire la lumière dans nos existences, cultiver la vie et grandir en sagesse. Ce livre, Véronique Berger, dans son humilité sensible, sa lumière subtile, son travail d’un sérieux irréprochable, l’a écrit et vous le tenez entre vos mains. Faîtes-en bon usage : je vous en souhaite une attentive et bonne lecture… ainsi que de profitables relectures !

 

Saverio Tomasella

Psychanalyste