Sigmund Freud

Donald W. Winnicott

 

Maria Torok

Sandor Ferenczi

 
 

Gisela Pankow

 

Maria Torok devient psychanalyste en 1959, après des études de psychopédagogie et une expérience de psychothérapie en école maternelle. En 1963, elle met en évidence l’importance des sensations érogènes de la petite fille dans la découverte de son vagin, révisant et complétant la notion freudienne de « l’envie du pénis » chez la femme...

Dès la fin des années 1950, Maria Torok et son compagnon psychanalyste Nicolas Abraham ont élaboré de nouvelles notions qui ont enrichi la psychanalyse :

- le « refoulement conservateur » crée et maintient un schisme au sein de la personnalité pour tenir à l’écart la mémoire d’une expérience particulièrement éprouvante ;

- le « fantôme transgénérationnel » désigne un « secret de famille transmis involontairement d’une génération à l’autre » et plus généralement le travail psychique induit en soi par le secret d'un proche ;

- la « maladie du deuil » se réfère au deuil entravé ou impossible d’un proche fortement investi ;

- le « fantasme d’incorporation » consiste en une indentification inconsciente massive, sous forme d'appropriation magique, hallucinatoire, d'une personne fortement investie par le sujet avant sa disparition ou la rupture du lien ;

- la « crypte » est un vécu impossible à reconnaître et à avouer, enterré en soi, souvent un secret libidinal entaché de honte.

« La conception de la psychanalyse de Nicolas Abraham et Maria Torok étend à toute la vie les possibilités de remaniements psychiques, ce qui réduit relativement la place des conflits et des refoulements instinctifs de l’enfance, tout en augmentant celle des catastrophes, individuelles et collectives, qui surviennent à tout âge. »

(Claude Nachin, ''A l'aide, y'a un secret dans le placard'', Fleurus, 1999, p. 61)

De nombreux psychanalystes contemporains s’appuient sur les avancées de Maria Torok et de Nicolas Abraham pour continuer à développer une clinique psychanalytique inventive, à partir des questions du traumatisme, des deuils impossibles, des secrets ou de toutes les formes de transmissions inconscientes entre les générations. Parmi eux, se trouvent par exemple Lucien Mélèse, Claude Nachin, Serge Tisseron...

© CEM, 2007.

 
Donald Woods Winnicott (1896-1971), pédiatre et psychanalyste britanique, occupe une place singulière dans l'histoire de la psychanalyse, caractérisée par son originalité, son anti-conformisme, sa liberté et sa position en marge des deux écoles dominantes en lutte l'une contre l'autre : celle d'Anna Freud et celle de Mélanie Klein.
 
Winnicott élabore l'ensemble de ses observations en les articulant aux découvertes freudiennes et ferencziennes, sans hésiter à se nourrir également à d'autres sources. Clinicien vif et inventif, il observe la relation précoce mère-enfant et en tire des conséquences importantes pour la thérapie de ses patients.
 
L'extension de la pratique psychanalytique au traitement des personnalités frontières permet à Winnicott de reconstruire la dynamique de la petite enfance, particulièrement celle de la période de dépendance, avec les soins maternels qui lui répondent.
 
 
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