Les enjeux de la formation à la psychanalyse
sont nombreux. Le retour aux textes fondateurs est nécessaire. L'ouverture à
l'inconscient, le sien autant que celui des autres, est également une
condition sine qua non.
Elle passe par une mise à l'épreuve de sa propre subjectivité
en trajet vers la connaissance.
Dans la rencontre entre pratique et réflexion personnelles se trame
l'apprentissage d'un art de l'écoute du sujet qui favorise, dans le respect de
la singularité de chacun(e), l'émergence d'un désir profond et vrai, dégagé
des fantasmes personnels autant que des mythes familiaux ou institutionnels, au travers d'une compréhension
subtile des réalités pulsionnelles.
Les
phénomènes psychiques sont abordés pas à pas au sein de la relation thérapeutique (inter
transfert) et en regard continu d'un questionnement éthique indispensable
pour qu'advienne, chez le patient, l'espace d'une subjectivation profondément
souhaitée, même si elle est encore empêchée par les aléas d'une histoire à
symboliser.
Saverio Tomasella
Les textes présentés ici sont la
propriété du Centre d'Etudes Métasémiotiques, des éditions Eres ou des éditions
Eyrolles.
Tous les droits sont réservés, pour tous les
pays.
(c) Copyright CEM, CERP, Eres et
Eyrolles.
"Humain veut dire ici une relation thérapeutique qui vise à faire exister le
patient, autant que faire se peut, en dehors de tout protocole. Faire exister la
folie, lui laisser une place, c'est d'abord en soi que cela se passe.[...] Il s'agit d'offrir à
chacun un espace transférentiel qui ouvre à la posibilité d'une subjectivation."
Daniel Lemler , Répondre de sa
parole - L'engagement du psychanalyste, Erès, 2011, p. 154.
"Il s'agit de se prononcer
en vérité sur un événement. Cette prononciation est désintéressée pour
le sujet. [...] En définitive, une vérité change les noms.Sa
nomination propre des éléments est autre chose que la nomination
pragamatique. [...] Il existe une langue-sujet (une langue de la situation subjective),
qui permet l'inscription d'une vérité."
Alain Badiou ,
L'éthique, essai sur la conscience du mal, Nous, 2003, p.
117.
"Dans notre champ, le fait ne précède
pas le savoir. Il est nécessaire de croire l'autre pour que le fait puisse
apparaître. Freud a inventé une méthode pour écouter ce que dit l'esprit humain,
mais sa conception de l'être humain l'empêche bien souvent de l'entendre. Il n'a
pu croire dans leur amplitude ni le bien, ni le mal. Trauma, bible énigmatique
de son père, trouble sur l'Acropole."
Marie Balmary
, Vers une écoute plus large de l'esprit humain, Journée
clinique de l'AENAMT, Paris, samedi 13 mars 2010.
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Atelier fermé
Inter-transfert et subjectivation
Le groupe de lectures freudiennes continue ses
investigations sur les allers et retours du transfert. La séance
tâche d'être, autant que faire se peut, un espace de subjectivation
pour les protagonistes de la relation thérapeutique, souvent surpris par
des visiteurs inopinés. Une écoute particulière est
accordée au corps, à ses emballements et à ses troubles,
aux mouvements des affects ou à leur stagnation, ainsi qu'à
l'intuition et à ses fulgurances...
Les lectures qui nous guideront, entre autres :
D. Lemler, Répondre de sa parole. L'engagement du psychanalyste, Erès.
F. Davoine et J-M Gaudillière, Histoire et trauma. La folie des guerres, Stock.
B. Sylwan et P. Réfabert, Freud, Fliess, Ferenczi. Des fantômes
qui hantent la psychanalyse, Hermann.
Un samedi après-midi par mois à Nice ou
à Mougins (06).