Le chamanisme
Définition
du dictionnaire
Chamanisme : ensemble des pratiques magico
religieuses comportant notamment des techniques de guérison.
Chaman : prêtre, sorcier, guérisseur.
Bref historique
Il
fut un temps où la plupart des tribus de chaque continent avaient un shaman
(les Celtes, les Gaulois, les Amérindiens, les Mongols, les Africains, etc.)
Le
shaman vivait un peu en marge du groupe. Néanmoins, il avait beaucoup
d’influence sur les décisions et leurs mises en œuvre (par exemple : pour
déterminer les périodes de chasse ou de mises en terre des semis, pour se
prononcer sur le bien–fondé d’une guerre et les chances de la gagner, etc.)
Pour cette tâche, il interprétait les signes de la nature environnante et des
étoiles, ou encore il entrait dans des états de transe pour pouvoir parler aux
esprits. Lorsque le shaman était dans l’erreur (s’il avait fait un faux
pronostic ou une erreur de prévision avant une chasse, ou en cas de sécheresse,
etc.) il pouvait être chassé de la tribu, voire être tué. Sa responsabilité
était donc très lourde, il était le garant de la santé et de la survie du
groupe.
Le
shaman n’était pas assigné aux mêmes tâches que les autres (il n’était ni
guerrier, ni chasseur, ni cultivateur, ni politicien).
Les
membres de la tribu ne s’en approchaient qu’en cas de nécessité, notamment en
cas de maladie et de mal-être. Il était le guérisseur, le médecin du groupe. Il
connaissait le pouvoir des plantes qui soignent. Il connaissait également les
plantes qui permettent de communiquer avec les esprits (plantes hallucinogènes
et autres) et qui les plongeaient dans de profonds états de transe.
Pour
assurer la continuation de sa pratique, c’était généralement le chaman lui-même
qui choisissait un enfant pour l’initier à ses connaissances.
Ses principaux
"outils" : les plantes, la connaissance des quatre éléments
fondamentaux, le savoir se situer dans l’espace (Est, Nord, Ouest, Sud), la
connaissance des astres, et l’accès au monde des esprits par la maîtrise des
états de transe.
L’on
peut dire aujourd’hui que le shaman est un médiateur entre la Nature et
l’humain, ainsi qu’entre le monde de l’invisible (des esprits, du mystère) et
le monde concret (réel, la vie des humains). Il est également médiateur entre
les femmes et les hommes, pouvant comprendre les deux.
Le
shaman était un être mystérieux, pratiquant des rites souvent étranges, et les
autres le craignaient.
Les
sorciers amérindiens distinguaient deux formes d’être : le Tonal et le
Nagual.
Le
Nagual est un vide qui contient tout. C’est la partie intuitive de l’être, le
Soi.
Tout
d’abord, l’être humain bébé n’est que Nagual. Ensuite, peu à peu, son Tonal se
développe pour lui permettre de fonctionner avec ses pairs dans le monde
matériel. Le Tonal est nécessaire, il s’agit pour l’enfant et l’adulte de
veiller de l’accroître constamment (ce qui correspond au développement de la
conscience). Il est le reflet du vide, soit une illusion. Sa fonction est de
mettre de l’ordre. Il est tel le Moi (concret). Ses outils : la pensée, la
raison, l’intellect, la cohérence.
Le
sorcier apprenti s’efforce d’être un Tonal efficace, puis recherche à
développer le Nagual, soit : sa capacité d’une perception subtile, sa
capacité de voir (et non seulement de regarder) et de rêver.
Le
Nagual est un guerrier, un traqueur, qui développe son Soi, qui cherche
l’unicité de son être, et qui apprend à communiquer avec le monde invisible,
notamment par l’art de rêver.
Mon contact avec des shamans d’aujourd’hui
Les shamans sont des êtres qui nous rappellent
l’importance de la Nature. Ils sont en communion avec elle. J’ai eu l’occasion
de l’expérimenter à diverses reprises lors de stages se déroulant en nature
(Nouveau Mexique, près d’une forêt en France, etc.) Notamment, nous apprenions
à nous situer dans l’espace, à nous questionner en utilisant l’énergie d’un
arbre, etc. Lors de ces stages, nous avons été amenés à bien saisir et
pratiquer les « quatre accords Toltèques ».
Les quatre accords toltèques :
1)
« Que votre
parole soit impeccable. »
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la
parole contre vous-même ni pour médire sur autrui.
Une expression qui nous vient de la culture Navajo : « marcher sa
parole », qui signifie la capacité d’une personne à agir en conformité
avec ses conceptions sur la vie et à se comporter en harmonie avec ses propos.
Marcher sa parole, c’est être congruent : penser, parler, agir, dans un
même mouvement intérieur.
2)
« Ne réagissez
à rien de façon personnelle. »
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre
réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus
victime de souffrances inutiles.
3)
« Ne faites
aucune supposition. »
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs
Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et
drames.
4)
« Faites
toujours de votre mieux. »
Votre « mieux » change d’instant en instant, quelles que soient les
circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger,
de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.
La quête de la vision : partir quelques jours dans la nature (par exemple
en montagne), pratiquer la diète alimentaire et la méditation, et attendre …
une vision, qui éclairera au sujet de la mission de l’individu, qui donnera une
direction à suivre ou des indications.
Eric Espi, Mouans, juillet
2008.